Une période de participation citoyenne sur le projet de Futur collisionneur circulaire (FCC) riche en échanges avec les territoires
Plus de 3 500 inscriptions après quatre mois d’échanges sur le FCC avec les communautés locales françaises et suisses
Written by: Mattis Kennouche
—
Le processus de participation citoyenne sur le projet de Futur collisionneur circulaire (FCC), qui avait débuté au printemps, vient de se clore en France (le 1er octobre) et en Suisse (le 2 octobre), après quatre mois d’échanges et de dialogue avec la population dans le cadre de deux dispositifs de participation propres aux deux États hôtes du CERN : un dispositif de concertation pour la Suisse sous l’égide de tiers-garants experts, et un débat public en France sous l’égide de la Commission nationale du débat public(CNDP).
Au total, plus de 3 500 inscriptions ont été enregistrées, plus de 70 cahiers d’acteurs déposés et plus de 350 questions posées. Les bilans des deux dispositifs seront rendus public début décembre.
Ce processus de participation citoyenne, mené en amont de toute décision de l’Organisation, était une initiative volontaire du CERN et une première entre l’Organisation et ses deux États hôtes. L’objectif était double : permettre à la population de mieux comprendre le projet, son calendrier et sa complexité, et permettre au CERN de mieux écouter le territoire. Cette démarche devait ainsi donner à chacune et chacun les éléments nécessaires pour se forger une opinion éclairée sur le projet, qu’elle soit favorable, défavorable ou encore en indécise.
Pour le CERN, ces échanges, qui se sont tenus dans le cadre d’une soixantaine de réunions et autres évènements publics, ont constitué un temps d’écoute important, permettant de mieux comprendre les questions, les attentes et les points de vigilance exprimés sur le territoire.
Et maintenant ?
Les bilans français et suisse seront rendus publics début décembre. Le CERN s’attachera à y répondre formellement d’ici au début du mois de mars 2027, notamment sur les suites à donner, qui constitueront la base du dialogue à venir avec les territoires.
Cette étape ouvrira une phase de concertation continue entre le CERN et les territoires, jusqu’à la décision du Conseil du CERN, qui réunit des représentants de tous ses États membres, attendue au plus tôt en 2028. Si le projet devait aller de l’avant, cette décision ne constituerait ni une autorisation de construire ni la fin du dialogue. Le projet resterait soumis aux procédures et autorisations françaises et suisses, et un nouveau temps de participation citoyenne pourrait accompagner les prochaines étapes du projet.