Des écologues sur le terrain pour mieux connaître et préserver l’environnement
Dans le cadre des études du Futur Collisionneur Circulaire (FCC), des spécialistes de l’environnement réalisent, en France et en Suisse, des inventaires de la faune, de la flore et des milieux naturels afin de mieux comprendre les enjeux écologiques des secteurs étudiés.
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Pourquoi réaliser des investigations environnementales ?
Mieux connaître les milieux, c’est pouvoir mieux prendre en compte leur protection. Aussi, dans le cadre des études menées pour le Futur Collisionneur Circulaire (FCC), des écologues interviennent sur le terrain afin de mieux connaître la faune, la flore et les milieux naturels présents dans les secteurs étudiés ainsi que leur évolution dans le temps. Cette démarche s’inscrit dans l’attention portée par le CERN à la protection de l’environnement et dans sa volonté de disposer d’une connaissance précise des milieux naturels avant toute décision concernant le projet.
Quelle est l’utilité des investigations environnementales dans le cadre du FCC ?
Préalablement à toute intervention, des études environnementales sont menées afin de disposer d’une connaissance complète de l’environnement. Les résultats de ces investigations permettent notamment de :
- Etablir un état de référence de la faune, de la flore et des milieux naturels ainsi que de leur évolution dans le temps,
- Identifier les secteurs et les espèces à enjeux,
- Identifier les éventuels besoins d’études complémentaires,
De manière plus générale, ces investigations visent à comprendre de manière exhaustive les enjeux environnementaux des secteurs étudiés avant toute action. Ces études s’inscrivent dans la démarche environnementale « éviter, réduire, compenser » qui consiste à rechercher en priorité les solutions permettant d’éviter les impacts, puis de les réduire lorsqu’ils ne peuvent être évités et, lorsque cela est nécessaire, de compenser les impacts résiduels. L’application rigoureuse de cette démarche couplée à une bonne connaissance des enjeux environnementaux permet d’effectuer les études nécessaires au FCC de manière durable. Bien que les zones ciblées par ces investigations environnementales soient directement liées aux besoins de l’étude FCC. Les résultats contribuent à améliorer la connaissance de l’environnement du bassin Genevois et de son évolution dans le temps.
Pourquoi réaliser des investigations environnementales à ce stade ?
Aujourd’hui, le FCC est toujours à l’étude, la décision du Conseil du CERN sur la poursuite du projet est attendue en 2028. En parallèle, différentes opérations sont menées par le CERN en continu avec pour but d’accroitre la maturité et les connaissances sur différents aspects clés de l’étude. Ces opérations peuvent nécessiter et comprendre des études environnementales.
Que font les écologues sur le terrain ?
Les écologues interviendront au travers de visite planifiée en amont avec des objectifs directement liées aux espèces ciblées. Les opérations consistent notamment à :
- Observer les espèces et leurs habitats,
- Relever les caractéristiques des milieux naturels,
- Installer des capteurs et autres dispositifs d’observation,
Ces actions permettent de relever les données nécessaires à la cartographie des enjeux environnementaux.
Où interviennent les écologues ?
Les écologues peuvent être amenés à intervenir dans un périmètre relativement large autour du tracé étudié. De plus, le périmètre des études environnementales est volontairement élargi afin de bénéficier de la vision de l’environnement la plus complète que possible.
Pendant combien de temps ?
Les études environnementales s’inscrivent généralement dans la durée pour bénéficier de la vision temporelle la plus complète possible. Les inventaires durent généralement un an permettant d’observer la faune et la flore et leur évolution pendant chaque période de l’année. En effet, certaines espèces ne peuvent être observées qu’à certaines périodes de l’année que ce soit au printemps, en été, en automne ou en hiver. Plusieurs passages sont donc nécessaires pour disposer d’une connaissance suffisamment complète des milieux et des espèces présents.
Quels sont les moyens utilisés lors de ces inventaires ?
Les écologues utilisent différentes méthodes, non invasives et conçues pour limiter les perturbations des milieux naturels :
Systèmes photographiques

Les photographies permettent d’attester la présence d’espèce et possède dont une grande valeur pour les inventaires écologiques. Pour les relevés faunistiques, des appareils photographiques basés sur des détecteurs de mouvement peuvent être installés dans la nature ou sur les arbres.
Détecteurs et enregistreurs

Différents détecteurs peuvent être mis en place dans la nature ou sur des arbres. Les propriétés des détecteurs sont diverses. A titre d’exemple certains détecteurs permettent de capter les ultrasons produits par les chiroptères et de fournir des indications sur la taille de la population.
Plaques à reptiles

Ces plaques simples constituent un habitat favorable pour les reptiles et permet aux écologues de déterminer les individus présents dans la zone
Observations directes sur le terrain

Outre les dispositifs, les écologues peuvent réaliser des sessions d’observation directement sur le terrain. L’ensemble des espèces rencontrées sont consignées et constituent des données de grande valeur pour les inventaires. Ces observations peuvent avoir lieu à différents moments de la journée ou de la nuit.
Une question ?
Vous pouvez adresser un courriel directement à :
Julien LE GAL – THOMAS
Chargé de la coordination du dialogue avec la société civile
fcc-info@cern.ch