L’expérience CLOUD du CERN apporte de nouveaux éléments sur le changement climatique

Genève, le 6 octobre 2013. Dans un article publié aujourd’hui par la revue Nature (http://dx.doi.org/, numéro DOI 10.1038/nature12663), l’expérience CLOUD, au CERN1, rend compte d’une avancée majeure dans l’élucidation d’une question restée longtemps mystérieuse pour les climatologues : comment se forment les aérosols, minuscules particules solides ou liquides en suspension dans l’air, et quels sont les gaz qui en sont responsables ? C’est là une question cruciale pour la compréhension du climat, car les aérosols ont un effet de refroidissement dans la mesure où ils réfléchissent la lumière solaire et où ils sont à l’origine des gouttelettes formant les nuages.

Les chercheurs de CLOUD ont fait deux découvertes majeures. Tout d’abord, ils ont constaté que des concentrations infimes de vapeurs d’amines se combinent avec de l'acide sulfurique pour former des particules d’aérosol, dans des proportions comparables à ce qui est observé dans l’atmosphère. En second lieu, en utilisant un faisceau de pions issus du Synchrotron à protons du CERN, ils ont constaté que les rayonnements ionisants, tels que le rayonnement cosmique qui bombarde l’atmosphère depuis l’espace, n’ont qu’une influence négligeable sur la formation de ces aérosols particuliers.

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